Hier j'ai dîné chez mes parents pour l'anniversaire de mon père. Ma soeur s'est heurtée avec ma mère pour une sombre histoire de carte postale non envoyée aux grand parents. Nous avons mangé de l'osso bucco et ma soeur m'a refilé des vieilles fringues à elle. Comme je n'ai pas d'argent je récupère souvent ses vieux habits dans des sacs qu'elle constitue pour la croix rouge. Evidemment c'est souvent des vêtements très années 80, mais je m'en fou, je ne me suis jamais intéressée à la mode, et piocher dans ses vieilles fringues me donne l'impression d'acquérir de nouvelles tenues.

Aujourd'hui j'ai enfin suivi le conseil de mon psy et je me suis inscrite à un cours de salsa débutant. L'avantage c'est que ça se situe à une seconde de chez moi, c'est pile à trois mètres de mon entrée, l'autre avantage c'est que ça me coute que 130 euros à l'année, vive la mairie de Paris, l'autre avantage enfin c'est que je vais enfin faire un sport moi qui n'en ai pas fait depuis à peu près 15 ans et enfin le dernier avantage c'est que mon psy va être fier de moi: je me suis inscrite à un loisir. Comme ça je pourrai enfin lui raconter autre chose que mes soirées devant la Star'ac et mes pleurs de regrets vis à vis de mon ex.

Vous n'êtes pas sans savoir que c'est les grèves. M'étant fait avoir la dernière fois, j'ai eu deux jours consécutifs de retirés sur ma paye parce que je n'ai pas pu me rendre au boulot. Cette fois-ci, organisée, j'ai bossé deux matinées en plus - n'oublions pas que je suis en mi temps thérapeutique - pour ne pas aller bosser aujourd'hui et demain. Quant à vendredi, je me fait emmener au boulot en voiture par un collègue. Sauf que du coup je suis obligée de faire les horaires de ce collègue. C'est donc à 6 heures du matin que je vais aller gaiement travailler ce vendredi. Peu importe ça me laissera mon après midi de libre.

Cet aprem je regarde la télé, je vogue sur le net dans un cyber café et je me suis inscrite au cours de salsa. J'ai les cheveux dégueulasses, une tête de zombie et un Presque Parf' qui n'est pas dispo pour me voir ce soir. Je prend sur moi, je ne pleure pas.
Rien d'autre de parfaitement inutile à vous raconter aujourd'hui.